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Factures impayées : la différence entre les résultats positifs et négatifs

Selon un article consacré à la problématique croissante des factures d'hôpitaux impayées paru dans L'Echo du 30/09/2015, nos hôpitaux ont perdu 51 millions d'euros. Les factures impayées ont une énorme influence sur les résultats de nombreux hôpitaux.

Rien de neuf sous le soleil

Cette tendance n'est pas nouvelle. Le secteur hospitalier va depuis longtemps dans cette direction. En effet, année après année, les factures irrécouvrables (Bad debt loss) des hôpitaux européens se multiplient.

La bonne nouvelle dans tout cela, c'est que les pourcentages d'annulations de créance enregistrés par les hôpitaux belges se situent en dessous de la moyenne européenne. Cela pourrait donc être encore pire, mais il ne s'agit là que d'une maigre consolation. 

Sous-traiter plus rapidement ses factures impayées : le geste qui sauve

Une première solution au nombre croissant de factures d'hôpitaux impayées consisterait pour le secteur hospitalier à faire preuve d'une plus grande ouverture en matière d'externalisation.

La sous-traitance d'une partie ou de l'ensemble du processus de facturation et de recouvrement est une réelle opportunité. Ce faisant, un hôpital peut libérer des collaborateurs pour des activités à plus haute valeur ajoutée, qui pourraient même faire la différence au niveau de la qualité des soins. Le processus de recouvrement se fera également de manière encore plus professionnelle, garantissant ainsi une baisse du nombre de factures impayées. 

Gestion moderne des patients

Pour sous-traiter plus et plus rapidement, le secteur hospitalier doit revendre ses factures impayées. Les techniques de financement modernes telles que la cession de créances permettent de disposer plus vite de davantage de moyens financiers.

En cas de cession de créances, l'hôpital vend un portefeuille de créances au moment de son choix. L'hôpital transfère ainsi le risque de défaut de paiement et dispose plus rapidement de liquidités.

Les prévisions de cash-flow sont également plus faciles à faire, le processus est simplifié et, en tant que non-assujetti à la TVA, l'hôpital réduit ses frais. 

La lumière est au bout du tunnel

Principal obstacle à l'adoption de ces solutions : le conservatisme du secteur hospitalier. Alors que ces nouvelles techniques de financement sont déjà appliquées dans de nombreux autres secteurs tels que les télécoms et les entreprises d'utilité publique, elles sont moins bien accueillies par les directions financières des hôpitaux.

Mais la situation devrait bientôt changer : la nouvelle génération des directeurs financiers n'est plus constituée de médecins spécialistes, mais de professionnels bien conscients des avantages qu'offrent les nouvelles méthodes de gestion des patients.