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L’autofinancement des hôpitaux sous pression. Et maintenant ?

Belfius a publié à la fin de l'année passée sa 19e étude Maha, à laquelle 100 % des hôpitaux généraux ont participé. Les résultats sont alarmants pour le secteur des soins de santé.

Etude Maha : le résultat des hôpitaux généraux est en berne

Le chiffre d'affaires 2012 augmente nettement moins qu'en 2011. Cette situation s'explique essentiellement par l'évolution du principal composant du chiffre d'affaires : les honoraires.

La plus faible augmentation du chiffre d'affaires, d'une part, et le coût salarial en hausse, d'autre part, ont un impact négatif sur le résultat. Selon l'étude Maha, 29 des 95 hôpitaux généraux de Belgique ont enregistré un résultat d'exploitation négatif en 2012, contre 25 en 2011. Du côté des hôpitaux flamands, 12 sont en perte en 2012, contre 5 en 2011.

La marge bénéficiaire que génère un hôpital moyen est minime : moins de 1 %. Cela rend les hôpitaux très vulnérables, compte tenu du vieillissement de la population à venir et des économies budgétaires des pouvoirs publics.

Les hôpitaux continuent d'investir, selon l'étude Maha

L'année 2011 s'est caractérisée par une reprise des investissements des hôpitaux. Cette tendance se poursuit en 2012 : les investissements se sont élevés à 1,3 milliard d'euros, soit une augmentation de 10,8 % par rapport à l'exercice précédent.

Les hôpitaux s'endetteront-ils plus à long terme à l'avenir ?

En 2012, le secteur hospitalier a encore pu compter en grande partie sur l'autofinancement. Quelque 280 millions d'euros des 544 millions d'euros de cash-flow que le secteur a réalisés y ont été consacrés.

Les hôpitaux pourront cependant moins recourir à l'autofinancement dans le futur, suite à la baisse des résultats d'exploitation. Les hôpitaux devront donc envisager plus souvent l'endettement à long terme auprès d'établissements de crédit pour de plus en plus d'investissements.

Le financement des hôpitaux plus souvent par le biais de crédits « bullet » et « balloon »

De nouvelles règles expliquent la frilosité des banques quant aux emprunts à long terme pour le financement de bâtiments hospitaliers. Elles proposent donc de plus en plus souvent des crédits « bullet » et « balloon », selon lesquels un grand montant doit encore être payé au terme du contrat... ce qui oblige les hôpitaux à devoir à nouveau trouver un nouveau financement. Cette évolution n'est pas sans risques, car le problème est ainsi reporté dans le temps.

Et si nous parlions de nouvelles formes de financement ?

Un hôpital peut immédiatement dégager des fonds en cédant des créances ouvertes à Intrum. Grâce au rachat de créances (ou debt sale) les flux de revenus attendus de l'hôpital sont immédiatement concrétisés en liquidités. Les hôpitaux peuvent ainsi libérer des liquidités pour pratiquer l'autofinancement. Le recours au rachat de créances est idéal pour éviter des crédits à risque dans le cadre de dettes d'investissement à long terme.

En cas de rachat de créances, Intrum reprend, en outre, le risque de non-paiement et le processus de recouvrement afin que l'hôpital puisse pleinement se concentrer sur son cœur de métier.