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NOMBRE DE FAILLITES : LE FEU PASSE À L'ORANGE AU 1ER TRIMESTRE 2017

Comparé aux années précédentes, le premier trimestre de 2017 n'a pas été très bon sur le plan des faillites. Les chiffres pour cette période arrivent en septième position dans le classement des dix dernières années.

Fait notable : nous faisons moins bien que l'année dernière, mais aussi par rapport à 2015. Tel est le résultat de l'analyse réalisée par la société de gestion de crédit Intrum SA et Roularta Business Information. Les factures impayées restent un indicateur d'une faillite imminente.

  • Le premier trimestre de 2017 a enregistré 10 % de faillites en plus qu'en 2016.
  • Les petites entreprises ont plus de mal à survivre en 2017.
  • Les grandes entreprises profitent par contre de la croissance internationale.
  • L'économie belge reste volatile et vulnérable, mais il y a de grandes différences régionales.
  • Le secteur de la construction et l'horeca sont durement touchés.


UN DÉBUT 2017 DÉCEVANT APRÈS UNE ANNÉE 2016 EXCEPTIONNELLE EN CE QUI CONCERNE LE NOMBRE DE FAILLITES

2016 fut une excellente année, la meilleure depuis 2009, l'année qui a suivi la grande crise bancaire. Le nombre de faillites en 2017 s'élève déjà à 2 615 contre 2 374 au cours de la même période l'année dernière. Nous observons ainsi une hausse de 241 jugements prononcés (+10 %), dont pas moins de 124 à Bruxelles.

Au début de l'année, divers experts ont dressé une image positive de notre économie dans les médias, concluant que 2017 pourrait bien être la meilleure année depuis 2008. La situation s'est en effet nettement améliorée en 2016 et nous avons pu compter sur une reprise vigoureuse de notre économie. L'Europe a également noté un recul de notre déficit budgétaire, bref que des bonnes nouvelles. Cette spirale positive devait profiter à nos entreprises qui poursuivent leurs efforts en vue de créer des emplois et de mettre les gens au travail.

2017 débutait donc plein d'espoir, restait à voir si un grand incident social ou des attentats ne viendraient pas influencer cette croissance fragile. Ces craintes se sont avérées justifiées, le nombre de faillites au premier trimestre faisant repasser tous les indicateurs à l'orange. Une tendance à surveiller, qui montre également à quel point notre économie est vulnérable. Tout le monde s'accorde néanmoins à dire que l'économie belge retrouve peu à peu des couleurs, même si cela semble concerner davantage les entreprises plus grandes, plus solides et dotées d'un capital important, qui profitent de la croissance retrouvée au niveau international.


LE NOMBRE DE FAILLITES POURRAIT ATTEINDRE UN RECORD HISTORIQUE EN 2017

Si cette tendance se poursuit, nous pourrions bien dépasser le seuil des 10 000 faillites d'ici la fin de l'année : un creux historique et une nouvelle particulièrement mauvaise pour la confiance en notre économie. Au niveau régional, la Flandre orientale et Bruxelles-ville connaissent une hausse de 31 %.

Au niveau sectoriel, les entreprises de construction (développement de projets résidentiels) font partie des plus touchées avec 25 faillites (un record). Il y en a eu à peine 12 l'année dernière. Dans le sous-secteur des petits magasins de quartier (vente au détail dans des magasins non spécialisés où l'alimentation et les denrées de luxe dominent (surface de vente < 100 m²)), le premier trimestre a également été décevant avec 56 jugements prononcés, contre 36 l'an passé (hausse de 56 % !). Les boutiques de vêtements pour hommes, dames et enfants enregistrent également de mauvais résultats. Ces dernières plient sous la concurrence des grandes marques et de l'e-commerce.

LE SECTEUR DE L'HORECA SOUFFRE

Alors que les restaurants traditionnels s'en sortent un peu mieux (135 contre 143), la situation n'est vraiment pas bonne pour les snacks : 166 faillites ont déjà été actées en 2017 (du jamais vu) contre 142 en 2016, qui fut une année normale. On peut donc véritablement parler d'un signal alarmant.

Les cafés et les bars restent stables, avec 221 faillites, mais les plus grands tirent leur épingle du jeu. Parmi les différentes formes juridiques, les SA enregistrent des résultats particulièrement positifs : 185 jugements prononcés contre 206 en 2016. Toutes les autres formes de sociétés font moins bien. L'économie belge commence, certes, à retrouver des couleurs, mais comme indiqué plus haut, les grosses entreprises fortement capitalisées semblent davantage concernées, elles qui profitent de l'embellie mondiale.


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