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On consomme en prenant toujours plus de risques

31% des Belges achèteront plus que l'année dernière

  • La période novembre-décembre est le point culminant de la “fièvre acheteuse” en Belgique
  • La pression sociale pousse toujours plus les gens à consentir des dépenses importantes
  • Le mois de janvier donne toujours lieu à un retour de bâton
  • Seulement 37% des Belges croient que leur situation financière s’améliorera en 2018

Intrum évalue chaque année le comportement de paiement du consommateur belge et y décèle des tendances annuelles. Les résultats de l'European Consumer Payment Report 2017 ont été publiés cette semaine. En Belgique, 1.009 consommateurs ont pris part à l'étude (511 hommes et 496 femmes).

Il est certes possible d’emprunter plus, mais cela entraîne aussi des frais

La période des fêtes de fin d’année est à nos portes et c’est traditionnellement le moment où le shopping redevient “fun”. Mais chaque année, cela provoque aussi une période de “stress de consommation” supplémentaire car beaucoup ne peuvent pas résister à la pression sociale qui les incite à succomber à la surenchère de petits cadeaux pour la Saint-Nicolas, Noël et le Nouvel-An. 25% des répondants en sont conscients et savent aussi qu’un retour de bâton se produira en janvier, mais ils le font quand même. Ils pointent 2 raisons pour cela :

  •  Christmas tree with presentsIl est plus facile d’obtenir du crédit ; souscrire un crédit ou un prêt est désormais possible partout : auprès des institutions bancaires, via l’Internet, dans les grandes surfaces, les magasins d’électroménager, des crédits sont proposés partout ;
  • Les achats en ligne sont très accessibles : on ne doit même plus quitter son domicile ; en 2017, 43% des répondants achèteront plus que l'année dernière ; au total, ce sont ainsi quelque 31% de la population qui achètent plus.

54% indiquent concevoir que les achats en ligne sont “potentiellement dangereux”, mais la pression sociale et “le droit d’acheter des cadeaux en guise de consolation” l’emportent sur toute autre considération.

Prudence mais aussi formation financière

En tant qu’organisation, Intrum entend anticiper et appeler à la prudence, au réalisme et mettre en garde contre les excès. Acheter à crédit coûte en effet aussi de l’argent. Heureusement, la société en prend de plus en plus conscience : 34% des gens le savent mais préfèrent ne pas trop s’en soucier. Le département Enseignement de la Communauté flamande appelle également à davantage de formation pour les jeunes sur la façon de gérer l’argent.

Beaucoup sont convaincus que la formation financière est nécessaire et actuellement insuffisante :

  • 68% des parents estiment que les écoles devraient y accorder plus d’attention ;
  • 86% estiment qu’ils doivent essayer eux-mêmes à la maison ;
  • 48% des parents battent également leur coulpe et pensent qu’ils auraient dû en savoir plus eux-mêmes.

Une note positive ?

Les Belges sont aussi apparemment inquiets. Seuls 37% des Belges croient que leur situation financière personnelle globale va s’améliorer. 25% pensent qu’il n’en sera rien. À titre comparatif, la Belgique est à cet égard 23e sur 24 pays. Seuls les Français sont encore plus inquiets. Les Espagnols (63%) et les Autrichiens (61%) sont les plus optimistes des Européens.

49% des Belges regardent aussi l'UE avec les yeux d’Argus et croient qu’une Europe affaiblie aura des répercussions négatives sur leur situation personnelle. Ce sont les Norvégiens (20%) et les Danois (27%) qui se font le moins de soucis alors que l’Espagne sait que l'UE est un facteur important dans le redressement du pays (63%). Fait marquant : 39% des Britanniques se montrent préoccupés par l’idée d’une Europe affaiblie.

 

Des chiffres sur le comportement de paiement du consommateur belge ?

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Essentiel pour la gestion de débiteurs dans une entreprise B2C.