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Les journées du Club Huissiers - Edition 2016

Les 21 et 22 mars, Intrum Justitia a eu le plaisir de réunir son Club Huissiers, à Lyon, autour d’une réflexion commune sur les réalisations 2015 et le renforcement des synergies en 2016

Les 21 et 22 mars, Intrum Justitia a eu le plaisir de réunir son Club Huissiers, à Lyon, autour d’une réflexion commune sur les réalisations 2015 et le renforcement des synergies en 2016.

Ce rendez-vous annuel favorise les échanges et le partage d’expériences, notamment sur les récentes évolutions législatives et leur impact sur l’organisation des études et du métier du recouvrement.

Interview de Maître Patrice Liotard à Aix en Provence (13)

 

En quoi consiste votre travail au quotidien dans le cadre du partenariat avec le groupe Intrum Justitia ?

A réception des dossiers confiés par Intrum Justitia, nous mettons en place les procédures nécessaires à l’obtention d’un titre exécutoire et garantissons les créances avec la prise de titres.

Concrètement et avant même la décision du tribunal, nous partons sur le terrain pour rencontrer le débiteur, l’écouter, le comprendre sans perdre de vue l’objectif de recouvrement. En général, le dossier est cadré en un mois et demi. Autrement dit, après avoir qualifié le dossier, nous entrons en contact avec le débiteur, nous évaluons sa solvabilité et pouvons mettre en place une procédure en adéquation avec sa situation.

La mise en place de cette procédure est toujours faite dans le respect des droits du créancier et selon des règles d’éthique que nous avons à cœur d’appliquer dans notre relation avec le débiteur.

Quelles sont les méthodologies à adopter pour un bon recouvrement et quels sont les freins ?

La qualification du dossier est primordiale. Si l’on met en place des voies d’exécution, nous devons avoir les dates et lieux de naissance. Le dossier d’un particulier sans ces informations est un dossier difficile.

La situation économique difficile de la France depuis ces deux dernières années constitue un frein. Les négociations prennent plus de temps et nous ont conduits à revoir notre approche. En quelques années seulement les blocages fructueux de comptes bancaires sont passés de 70% à 15%.

Par ailleurs, nous rencontrons de plus en plus de personnes en situation de découvert et plus tôt dans le mois. Le premier paiement est donc moins élevé qu’auparavant et plus difficile à obtenir rapidement. Lorsque nous encaissions 500 € hier, nous encaissons 150€ aujourd’hui.

En revanche, un phénomène plutôt positif se développe : il s’agit du renforcement du lien familial. Les personnes en difficulté trouvent maintenant un soutien financier auprès de leurs proches. La solidarité remplace l’individualisme. Cela va dans l’intérêt du débiteur avec lequel nous négocions d’ailleurs une remise pour l’encourager dans son engagement de paiement.

Comment se passe une négociation avec une personne endettée ?

La qualité de la négociation est devenue très importante, on est d’ailleurs de plus en plus proche du débiteur pour comprendre sa situation et faciliter le dialogue. Nous sommes un acteur de terrain. Nous passons du temps à informer les débiteurs sur leurs droits et leurs possibilités financières.

Quel a priori souhaitez-vous combattre sur votre profession ?

Il y une réelle méconnaissance de notre métier et de notre valeur ajoutée dans le système économique.

Nous avons créé notre étude, avons pris des risques et comme tout chef d’entreprise, nous devons   gérer du personnel, la comptabilité, savoir négocier et être efficaces sur le terrain.

Cette profession est très riche et permet d’apporter une réelle plus-value à l’économie.

Quelle est votre perception d’Intrum Justitia ? Quelles sont les particularités qui le distinguent des autres acteurs du marché ?

Intrum Justitia est un leader sur le plan national du recouvrement de créances.

Je retiens d’Intrum Justitia, leur dynamisme, leur capacité à se remettre en cause de façon permanente en cherchant des solutions pour être plus efficaces et en nous faisant participer. Intrum Justitia a mis l’huissier de justice au cœur de l’action de recouvrement.  Nous bénéficions entre autre, d’un interlocuteur privilégié, de frais d’exécution adaptés. Nous nous sentons entendus.

Quels sont les bénéfices pour votre activité de ce partenariat ?

La visibilité sur le long terme est le premier bénéfice.

Un volume de dossiers constants nous permet de pérenniser  la structure de l’étude.

C’est un partenariat durable avec des intérêts communs et des valeurs partagées, ce qui n’est pas le cas de tous les partenariats dans cette profession.

Quelles sont vos attentes sur l’évolution de ce partenariat ?

Pour notre étude, c’est la mise en place des échanges de données informatiques pour réduire le temps de gestion pure du dossier. C’est en cours de mise en œuvre chez Intrum Justitia.

Je fais également le parallèle avec la position de nos instances sur l’extinction de la compétence de territoire. La compétence a été étendue pour faire un recouvrement de masse qui dessert les petites études. J’espère qu’Intrum Justitia continuera comme aujourd’hui, à privilégier l’action locale pour ne pas perdre l’essentiel du métier : la connaissance et la proximité.

Que pensez-vous du club huissiers ?

Excellente idée car ce club nous permet d’échanger avec d’autres études, ce qui est devenu très rare! Mais aussi et surtout ces deux journées nous permettent de comprendre les objectifs d’Intrum Justitia pour pouvoir cadrer notre travail et être en phase au quotidien.

Le décret sur le recouvrement simplifié des petites créances vient de paraître. Quel est l’impact pour votre activité ?

Difficile de connaître l’impact sur notre activité. Il y a des avantages et des inconvénients. On peut s’impliquer sur le recouvrement de créances mais cela représente un travail énorme, compliqué pour nos études et peu rémunérateur. Qui va négocier pour 25€ ? Comment les créanciers géreront ils cette nécessité de passer par deux huissiers différents, l’un pour la signification, l’autre pour l’exécution.

Nous avons un vrai sujet sur l’organisation concrète au sein de nos études.